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Retraite Sportive Plaines & Forêts d'Yveline

La sortie de la "coulée verte" de Massy à Paris du 8 Décembre

La Coulée Verte est cette piste qui vous mène à pied, en roller, en vélo mais ni à cheval ou en voiture, de la gare de Massy-Verrières à celle de Montparnasse. Onze km à travers une banlieue plutôt chic, du moins au début, en empruntant au passage le parc de Sceaux et qui devait nous faire découvrir, à la fin, le quartier Plaisance dans le quatorzième arrondissement et son ambiance village. Cela peut se faire en une après-midi. C’est ce que nous nous étions promis de faire. Disons que ce projet ne fut exécuté qu’en partie mais on ne le regrette pas.

Sortie 8 Décembre coulée verte - 2

                      Le 8 Décembre, nous étions cinq au RDV de 10 heures à Rambouillet pour gagner, en voiture, une station du RER située à Antony et qui facilitait le retour. Nous étions  partis sous un beau soleil mais la météo nous a bientôt rappelé qu’un randonneur ne se hasarde pas sans cape de pluie et  vêtements chauds. Pour nous mettre dans l’ambiance, les premiers pas furent donc bien arrosés.

Sortie Coulée verte 8 Décembre -1

Après avoir quitté un monde pavillonnaire sans grand intérêt et entouré de ces  grands immeubles voulus par les planificateurs des années 1960, nous avons rejoint la vallée de la Bièvre (celle-ci n’est plus visible mais  un ancien moulin nous a rappelé son existence) et, de là, avons suivi le tracé de la LGV en tranchée couverte et plantée d’arbres. Il suffisait  de suivre la piste.

Midi sonnait déjà quand nous sommes arrivés à Châtenay-Malabry, bonne occasion de nous  réchauffer et restaurer dans une brasserie du vieux centre avant de traverser le parc de Sceaux. Nous étions presque les seuls promeneurs. Le parc avait pris son aspect d’hiver avec ses allées majestueuses mais vides. Des jardiniers s’employaient à planter de nouveaux arbres. Nous sommes passés devant le pavillon de Hanovre, étrange façade vide, bâtie au 18 è siècle à Paris, par la volonté d’un grand seigneur, le duc de Richelieu et remontée pierre par pierre en ce lieu, deux cents ans après.

Il ne reste rien du château 17 ème, installé sur la terrasse qui domine le parc et qui fut reconstruit par Colbert et son fils, Seignelay, à partir d’un château plus ancien si ce ne sont les parterres, perspectives et canaux tracées par Le Nôtre, l’Orangerie, les Communs, le pavillon de l’Aurore. Une gravure ancienne nous permet d’imaginer ce qu’il fut. Au 18 ème s. il devint la propriété  du duc du Maine, fils de Louis XIV et de la Montespan. La duchesse, son épouse, petite-fille du Grand Condé, y anima une vie brillante. Il passa plus tard au duc de Penthièvre, son neveu, avant d’être vendu comme bien national sous la Révolution et rasé.

Le fils du maréchal Mortier, duc de Trévise, fit construire, sous le Second Empire, un château dans  le style Louis XIII, à vrai dire mal proportionné par rapport à la taille du parc mais qui a l’avantage de se voir de loin.

Il abrite le musée de l’Ile-de-France que nous avons visité et qui présentait une exposition consacrée à Picasso et la nature.

Quant au parc, qui s’étend sur 200 ha, il est un des poumons verts du Sud-parisien et lieu de nombreuses fêtes de plein air.  L’ensemble appartient au département des Hauts-de-Seine.

Reprenant notre itinéraire, nous avons traversé le  centre de Sceaux. Ici, un urbanisme respectueux du passé  avait maintenu l’ambiance un vieux noyaux  villageois.

Mais il était déjà bien tard, du moins pour espérer gagner Paris dans un horaire raisonnable. La nuit se mettait à tomber. Froid et  saine fatigue commençaient à se faire sentir. Aussi nous crûmes bon de reprendre le RER à Fontenay-aux-Roses, pour retrouver la voiture et, de là, nos pénates, à temps pour le souper.

Brigitte, Claire, Geneviève, Josette et votre serviteur, Michel.